Catégorie : Le mot du Père Curé

Le Mot du Père Curé

Le mois d’août, huitième mois du calendrier, compte 31 jours. Le mot août (ou aout) est un hommage au premier empereur romain Augustus. Auparavant, le mois d’août était appelé sextilis, le sixième mois de l’année dans l’ancien calendrier romain qui était composé de 10 mois seulement.

Outre les deux solennités majeures de l’été : la Transfiguration (06) et l’Assomption de la Vierge Marie (15), ce mois est particulièrement riche en fêtes de saints ; pour ne citer que les plus connus : Alphonse de Ligori (01), Julien Aymard (02), Jean-Marie Vianney (04), Dominique (08), Laurent (10), Claire (11), Jean Eudes (19), Bernard (20), Rose de Lima (23), Barthélémy (24), Louis (25), Monique (27), Augustin (28), Sabine (29), Fiacre (30). Tous les dimanches nous proclamons que nous croyons en « la communion des saints », mais ne les oublions-nous pas au quotidien ? Je suis frappé de constater que parmi les jeunes couples qui participent à la préparation au baptême de leur enfant, rares sont ceux qui ont entendu parler des saints les plus populaires de France : Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Bernadette, le Saint curé d’Ars ; même François d’Assise est sorti de la mémoire du plus grand nombre ! Si les parents choisissent des prénoms aussi fantaisistes pour leur enfant, n’est-ce pas parce qu’ils ont perdu l’habitude de le confier à un « saint Patron » qui deviendrait pour lui un ami, un protecteur, un modèle ?

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Donner du sens au temps estival

Nous n’avons pas tous le loisir de partir en vacances, mais les mois d’été sont en général l’occasion de changer de rythme. Sauf pour les viticulteurs, les « vacances » – comme le nom l’indique – sont un temps durant lequel on arrête les activités professionnelles, pour un « farniente » qui contraste avec la pression habituelle. Le danger à éviter est d’appliquer également cette attitude à la vie intérieure, et d’instaurer des vacances « sans prière », « sans messe » et finalement « sans Dieu ». Il n’est dès lors pas superflu de vérifier rapidement les ingrédients de ce temps particulier, pour qu’il soit un vrai temps de reconstruction intérieure.

Pour commencer, ne nous soucions pas trop de la météo : le soleil qui doit nous accompagner toujours et partout, est celui de la charité. Les vacances nous sont avant tout offertes pour passer du faire (rapport à la matière), prédominant durant l’année, à l’agir (relations humaines), trop souvent bâclé. C’est le temps par excellence pour nous rendre attentifs et disponibles à tous ceux que nous côtoyons journellement, mais sans vraiment les rencontrer – à commencer par nos proches : notre conjoint, nos enfants. Les écouter, passer du temps gratuitement avec eux, jouer ensemble, être là simplement pour eux : voilà qui peut réparer le tissu familial, que le quotidien surinvesti distend (voire déchire) si facilement. Sans oublier la prière familiale, qui passe si souvent à la trappe pendant les périodes hyperactives. Avons-nous songé à emporter une Bible, un chapelet, un livret liturgique, une vie de Saint, pour approfondir notre foi et nourrir notre relation à Dieu ? Pas besoin de crème protectrice pour s’exposer au soleil de son Amour : il réchauffe le cœur, mais rafraichit l’âme et revitalise le corps !

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Symboliquement, « Juin » est représenté sous la forme d’un homme montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre. En réalité, du 1er au 21 juin, les jours continuent à augmenter ; du 17 au 25 juin, la durée du jour est sensiblement la même : « sol stat » (d’où le terme de « solstice »), le soleil s’arrête, avant de commencer à diminuer. « Juin » porte également une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche.

Certains auteurs, se basant sur l’étymologie « juniores » (jeunes gens) prétendent que le mois est dédié à la jeunesse ; d’autres font dériver le terme de Juno ou Junonis : la déesse Junon (épouse de Jupiter, encore appelée Héré), qui personnifie le mariage – il est vrai qu’ils sont nombreux en juin !

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Le mois de la Sainte Famille

Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie, mais il s’ouvre par la solennité de Saint Joseph ouvrier : n’est-ce pas une invitation à ne pas séparer ce que Dieu a uni, et à nous mettre, durant ce beau mois de printemps, à l’école de la Sainte Famille ? Une fois n’est pas coutume : nous pourrions vivre cette année la Pentecôte à Nazareth plutôt qu’à Jérusalem !
La discrétion des Évangiles sur ces trente années de vie cachée est étonnante : les évangélistes nous parlent abondamment des trois années de vie publique de Jésus, et surtout des trois jours de sa Pâque, mais ne nous dévoilent presque rien de ce temps d’enfouissement préparatoire à Nazareth. 
Si nos auteurs inspirés ne ressentent pas le besoin de s’étendre sur cette période du pèlerinage terrestre du Verbe incarné, n’est-ce pas parce que rien n’a différencié la vie de Joseph, Marie et Jésus de celle de leurs concitoyens, et plus largement : de la vie de la plupart d’entre nous? Or ceci constitue en soi une leçon dont nous ne pouvons pas sous-estimer l’importance : que fait le Fils de Dieu en venant en ce monde ? Il partage notre vie quotidienne, il participe aux activités de son village, exerce le métier de charpentier. Rien ne distingue la Sainte Famille des autres familles de Nazareth, sinon sa discrétion, son honnêteté, son amabilité, sa piété – autant de vertus auxquelles nous sommes tous appelés.

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Chers amis,

Le temps de Pâques – qui se poursuit jusqu’à la Pentecôte – nous est donné pour que nous nous réapproprions le mystère de notre baptême. Nous venons de méditer comment le Fils de Dieu a assumé notre condition mortelle « en toutes choses sauf le péché » (Pr. Euch. IV) ; le vendredi saint il est descendu dans nos tombeaux, mais pour en rouler la pierre au matin de Pâques, et nous rendre participants de sa Résurrection. Dès lors, conclut logiquement Saint Paul : « si nous sommes ressuscités avec le Christ, il nous faut rechercher les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu » (Col 3,1). N’est-il pas vrai que nous avons tendance à « oublier » que le baptême est une nouvelle naissance « de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3,5), qui fait de nous des enfants de Dieu, vivant de sa Vie ? Mais si tel est le cas, si dans son amour le Père a fait de nous ses enfants (1 Jn 3, 1 2), alors nous devrions produire des fruits qui soient dignes d’un tel Père.

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MESSAGE DE CARÊME DU PAPE FRANCOIS (extraits)

Chers Frères et Sœurs,

Chaque année, pour nous préparer à la Pâque du Seigneur, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême, signe sacramentel de notre conversion. Je souhaite inviter l’Eglise entière à vivre ce temps de grâce en s’inspirant du verset : « À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » (Mt 24,12).

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Le mois de janvier est traditionnellement la période des rétrospectives et des relectures, suivies normalement des bonnes résolutions pour l’année nouvelle. Faire le bilan de nos vies ne consiste pas à nous plaindre en accusant le sort, Dieu ou le gouvernement, de nos échecs. L’exercice n’est fécond que s’il nous conduit à remercier le Seigneur pour tout ce dont il nous a gratifiés, et s’il nous permet de prendre conscience et de regretter sincèrement les moments où – par faiblesse ou par malice – nous n’avons pas vécu l’Évangile. Cette relecture nous conduira, certes, à nous remémorer les malheurs qui nous ont frappés en cours d’année : deuils, maladies, difficultés familiales… ; mais ces événements douloureux ne sont pas des « échecs ». Pour les disciples du Christ que nous voulons être, nos vrais échecs, ce sont nos errances par rapport au chemin que le Christ nous a tracé.  Lire plus…

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L’Avent : chemin de Noël

Quand les jours se font courts, quand les premiers flocons de l’hiver blanchissent les sommets de nos montagnes, nous tournons spontanément nos regards vers la fête de Noël. Il suffit de prononcer ce mot pour que nos cœurs s’apaisent. Même les non-croyants, ceux qui ne reconnaissent pas dans l’Enfant de Bethléem leur Seigneur et Sauveur, déposent les armes, et se demandent comment, ce jour-là, faire jaillir autour d’eux une étincelle de joie. 

Pour le chrétien, Noël est bien plus qu’une trêve éphémère des conflits. C’est à la crèche que l’Étoile nous conduit, à l’Enfant qui seul peut apporter à la terre la paix durable et la vraie joie auxquelles nous aspirons. Dans le cœur de celui qui vit avec l’Église, les lectures liturgiques et les chants de l’Avent réveillent une sainte nostalgie : « Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le Juste » (Is 45, 8). « Viens Seigneur, ne tarde pas. Viens pour nous sauver. Sachez aujourd’hui que le Seigneur vient, et demain vous le verrez dans sa gloire »

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Chers frères et sœurs,

Plus encore qu’au printemps, la nature d’automne est flamboyante des multiples couleurs dont se parent les arbres et les vignes. Elle semble s’être revêtue de sa parure de fête pour célébrer la rentrée des moissons et la fin des vendanges. Elle nous offre un ultime ravissement d’ocres, de jaunes et de rouges avant de s’endormir dans le long sommeil hivernal. Les feuilles seront bientôt emportées par les bourrasques et les pluies cévenoles ; les soirées se rallongent, le froid fait son apparition ; les brouillards d’automne étendent leur voile sur les campagnes, et couvrent le sommet des montagnes d’un bonnet de grisaille.

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Chers frères et sœurs,

Le 13 octobre se clôtureront les célébrations du centenaire des apparitions de la Vierge Marie aux trois bergers de Fatima – Lucie, François et Jacinthe – qui se déroulèrent du 13 mai au 13 octobre 1917 (l’année de la révolution communiste en Russie). Fatima est sans aucun doute la plus prophétique des apparitions modernes. Le 13 juillet 1917, la Vierge délivre un message comportant trois secrets, que les enfants sont priés de ne pas révéler immédiatement. Ce n’est qu’en 1941 que la Vierge Marie autorise la divulgation des deux premiers ; il faudra attendre l’an 2000 pour connaître le contenu du troisième, à l’initiative de Saint Jean Paul II.
Le premier secret consiste dans la vision de l’enfer, accompagnée de la demande de la Vierge Marie, d’établir la dévotion à son Cœur Immaculé pour sauver les âmes s’acheminant vers ce lieu de souffrances.

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