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Évêque de Lodève mort le 13 février 1006, à l’âge de 90 ans environ (né vers 910), Saint Fulcran porta la charge épiscopale pendant près de 50 ans.
Restent de lui huit documents authentiques.
On présume qu’il était de la famille lointaine de Guillaume d’Orange dit Guillaume au courb nez compagnon de Charlemagne qui fonda en 804 l’abbaye de Gellone -Saint Guilhem le Désert.
On lui attribue une réputation de thaumaturge.

Il n’est pas le patron de la paroisse (qui est Saint Geniès, greffier du tribunal romain d’Arles, martyr de la persécution de Dèce le 25 aout 250).

La dévotion à S. Fulcran a été introduite dans la paroisse de Saint Geniès par l’abbé Arnaud originaire de Lodève, curé pendant plus de 40 ans au XIXe siècle.
Le Marquis de Thézan-Saint Geniès faisant construire en 1857 une chapelle pour la sépulture de sa famille, l’abbé Arnaud lui suggéra de la dédier à S. Fulcran, ce qui fut fait, et les saint-geniessois vénérèrent S. Fulcran à partir des années 1850-55. Jusqu’à oublier quelque peu le vrai patron éponyme Saint Geniès…

Il y a deux fêtes de St Fulcran :
– le dies natalis 13 février qui n’est plus célébré ici depuis une vingtaine d’années, et
– le dimanche avant l’Ascension qui est l’élévation des reliques.

Jusqu’au XIIIe siècle le transfert des reliques tenait lieu de canonisation d’un saint.
Il y a eu plusieurs transfert des reliques de St Fulcran : une première au XIIIe s., une autre au début du XVIe siècle, avec le concours des médecins de la faculté de Montpellier qui voulaient examiner le corps intact de St Fulcran.
Le transfert qu’on fête de nos jours est celui de la restitution des fragments du corps qui ont échappé a la fureur des Guerres de Religion. Les troupes huguenotes avaient en effet dépecé le corps encore intact du Saint dans une boucherie de Lodève, et éparpillé les morceaux à tous vents.

La vénération des saint-Geniessois fut ravivée par le vœu fait en 1944 par le curé Henri Foulquier – lui aussi originaire du Lodévois – lors du passage d’une colonne allemande en déroute. Les soldats (des Caucasiens a l’aspect et à la réputation terrifiants) passèrent sans causer de dommages.
Une statue fut érigée en reconnaissance dans le bosquet. La statue proprement dite abattue par la tempête de 1999 a été remplacée par une stèle portant une image en fer forgé solidement scellée au reste du monument en ciment et en pierre.

La chapelle elle-même, abritant la sépulture de la famille de Thézan S.Geniès, a été donnée en 1993 par l’héritier de la famille, le duc de Lévis Mirepoix, à la Commune qui l’a restaurée en 1997. Elle a été pourvue d’un campanile avec une cloche.