Quelle authenticité ?

Etre authentique, n’est-ce pas là un qualificatif délicat à revêtir ?…en toute bonne foi !

                    Comme un faux dans une oeuvre d’art, qui se pare de tous les attraits de       l’authenticité, ne sommes-nous pas à la merci du piège qui, sous certaines        apparences, nous  détourne du vrai ? et tous nos comportements, attitudes,           peuvent s’en trouver altérés, bousculés, remis en cause : cela va du simple   bonjour échangé, de la compassion éprouvée dans nos rencontres, jusqu’au   coeur de notre vie personnelle.

           » L’authenticité, cela ne se décrète pas, il faut la rechercher et accepter pour cela          de se laisser conduire par l’Esprit »( Dominique Pierre, les cahiers Prions en Eglise ).

            Avec l’Esprit c’est là que nous pouvons être surpris, car c’est là où on ne     L’attend pas toujours, nous menant à autre chose que notre propre volonté !

                     » Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » dit Jésus à son       Père ( Mt 26, 39 ) pour être totalement authentique.

          Quelles répercussions dans notre perception du vrai …dans nos relations tant     avec Dieu qu’avec nos frères !

           » Aux hommes c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible » ( Mt 19,26 ).

          C’est ainsi que Dieu nous tend la main pour nous accompagner dans le Temps de l’Avent sur les traces de Jean-Baptiste qui, dépouillé de tout artifice, ouvre le       chemin du Seigneur. C’est aussi, à l’exemple de Marie et Joseph, savoir           renoncer à des projets pour faire la volonté de Dieu.

          C’est encore et encore s’étonner de l’humilité infinie de Dieu qui s’annonce          dans  » un simple rameau sortant de la souche de Jessé, un rejeton jaillissant de        ses racines » (Is 11,1 ), et qui  nait dans le dénuement le plus total.

          L’authenticité de notre Dieu réside dans sa proximité avec les plus petits, les   pauvres, les coeurs purs. Il n’a que faire de la puissance, du pouvoir, de la       richesse :

                    – Sa richesse ?  c’est nous !

                    – Sa puissance ? c’est Son amour !

                    – Son ambition ? venir faire Sa demeure chez nous !

          Au moment de célébrer la Nativité, serons-nous prêts à être les hôtes tant désirés           de Dieu ? à être les témoins authentiques de Son message d’amour ?

 » Venez aimer un Dieu

fait enfant, devenu pauvre pour vous,

descendu du ciel

pour se donner tout à nous »

( St Alphonse-Marie de Liguori ).

          Viens, Seigneur Jésus !

Joyeux Noël !

Le Mot du Père Curé

Le 1er novembre, nous célébrons nos frères aînés dans la foi, qui ont atteint le bonheur en Dieu. (Apparue vers l’an 800, cette solennité prit une telle importance qu’au XVe siècle, elle était suivie d’une octave – c’est-à-dire qu’elle se fêtait sur 8 jours.) Le lendemain l’Eglise nous invite tout à fait logiquement à nous souvenir de ceux qui ont déjà passé la mort, mais poursuivent encore leur route vers la plénitude de ce bonheur. Si la fête de la Toussaint est toute rayonnante de joie, celle-ci est plus recueillie, car nous sommes invités à prier pour abréger les souffrances de ceux qui sont certes déjà entrés dans la lumière de la vie, mais qui n’ont pas encore entièrement achevé leur purification dans le Feu de la Charité divine. C’est en effet le désir brûlant de Dieu, qui va libérer progressivement l’âme de ce qui l’empêche de se jeter dans les bras de son Seigneur, pour trouver en lui sa béatitude.

La doctrine du « purgatoire » s’enracine dans l’Ancien Testament : deux siècles avant J-C, le second livre des Maccabées (12,46) témoigne de la croyance en la valeur et en l’efficacité de la prière pour les défunts. L’offrande faite par Juda Maccabée en faveur des soldats tombés au combat, sur lesquels on avait trouvé des objets idolâtriques, prouve en effet qu’il croyait en la possibilité d’une purification de l’âme par-delà la mort. L’Eglise primitive a fait sienne cette doctrine et a développé dès le second siècle la prière pour les défunts. Cette pratique va prendre de l’ampleur vers le Xe siècle, lorsque Saint Odilon, cinquième Abbé de Cluny, introduira la fête de la commémoration de tous les fidèles défunts au lendemain de la Toussaint – dans le but d’intensifier notre prière en leur faveur. En Occident, les conciles œcuméniques de Florence au XVe s. et de Trente au XVIe s. ont défini de manière dogmatique l’existence du purgatoire : « Instruite par l’Esprit Saint et puisant à la Sainte Ecriture et à l’antique Tradition des Pères, l’Eglise catholique a enseigné dans les Saints Conciles qu’il y a un lieu de purification (purgatorium) et que les âmes qui y sont détenues sont aidées par les suffrages des fidèles mais surtout par le Sacrifice de l’Autel agréable à Dieu ».  Cette doctrine fut confirmée par le Concile Vatican II : « Cette foi vénérable de nos pères en la communion de vie qui existe avec nos frères déjà en possession de la gloire céleste, ou en voie de purification après leur mort, le Saint Concile la recueille avec grande piété » (Constitution dogmatique sur l’Église : Lumen Gentium, 51).

Prions donc avec ferveur pour nos défunts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés et puissent entrer dans la plénitude de la gloire divine.

Re-commence !

Ce mois de novembre nous emmène à la Fête du Christ-Roi et à la fin de l’année liturgique. Quel clin d’oeil ! Si près de la rentrée paroissiale et, à n’en pas douter, des bonnes résolutions que nous avons prises ! Quelle que soit notre bonne volonté, il est utile que le déroulement de l’année liturgique soit un support dans notre cheminement et qu’à travers les étapes qui la jalonnent, nous soyons imprégnés par les moments forts qui nous mènent au Christ et à Dieu, notre Père. Il n’est pas non plus banal de souligner que c’est avec tous les Saints fêtés le 1er du mois que nous clôturons l’année ; Noublions pas nos bagages !

Alors,  » Re-commence  » nous interpelle; est-ce « re-faire », sans changer d’un iota         nos      habitudes ? Suivre, bon an mal an, les chemins de la facilité, loin de nos bonnes        résolutions encore toutes fraîches ?

 » Re-commence, » même si cela nous coûte, même si l’appréhension nous paralyse.

 » Re-commence, » même si une illusion s’éteint, même si les engagements sont     difficiles à tenir, même si on ignore tes efforts ou ta lassitude;

           « Re-commence, » pour donner le meilleur de toi-même, avec enthousiasme et        confiance ;

             » Re-commence, » pour rire et offrir du soleil par tous les temps, avec joie et amour ;

             » Re-commence, » pour transformer l’existence en un dialogue, jeter des ponts au-           dessus des incompréhensions, des malentendus, des séparations ;

             » Re-commence, » à vivre dans l’espérance, pour Dieu, avec Dieu, comme Dieu, les          paroles semées tout au long de Son Evangile ;

             » Re-commence »et si tu t’essouffles, va à l’écart, dans le silence, pour prier Ton Père,           là, dans le secret, et qui t’écoute…;

Et maintenant, ???

 

 » Fais de moi ce que TU veux !

Je ne marchande pas. Je ne

cherche pas à savoir à l’avance

quels sont tes chemins sur

moi. Je veux être ce que

Tu veux que je sois »

( Cardinal John Heury Newman )

Notre histoire ?

Septembre s’en est allé, emportant avec lui la fin de l’été, sonnant la rentrée et la reprise des activités.

Pour nous permettre d’égréner d’un cœur léger les jours d’octobre, le Poverello d’Assise nous accompagne (fêté le 4 octobre ) et nous chantons avec lui les merveilles de la Création.

« Loué sois-tu Seigneur !»

          C’est en habillant notre cœur de la simplicité des fleurs des champs,en éliminant les 3 virus  « » de notre quotidien : encombrement, énervement, éparpillement ( homélie du Père Pillot ), que nous laisserons la place qui lui revient à l’Esprit et aux dons qu’Il nous prodigue avec largesse. Notre vie s’en trouvera, malgré les épreuves, auréolée d’une clarté nouvelle, donnant la priorité à l’essentiel :

 « annoncer la Bonne Nouvelle »

          Jésus est entré dans notre histoire à cette fin, pour révéler le message de son Père qui est amour et miséricorde, désirant plus que tout le bonheur de ses enfants.

          Aujourd’hui, c’est à nous de transmettre cette Bonne Nouvelle qui nous fait vivre et qui est destinée à tous. Ainsi, nous participerons, selon nos talents, à l’histoire du Peuple de Dieu, l’Eglise.

          Le Pape ne manquera pas, sans doute, de rappeler son appel en Argentine :

« Renouvelons l’histoire », au Synode pour les jeunes qui va se tenir à Rome, le

21 octobre. La richesse de l’Evangile permet de faire toujours du nouveau.

« Ne parle du Christ qu’à ceux qui t’interrogent. Mais vis de telle façon que l’on t’interroge » ( St François de Sales ). N’est-ce pas là une piste à emprunter, une invitation à conformer notre attitude à la foi que nous professons et qui interrogeront les chercheurs de Dieu que nous croiserons ?

« Convertis-nous

Ebranle-nous

                    Que Ton message devienne

          chair de notre chair

         Sang de notre sang

                     Raison d’être de notre vie…

            Qui nous apportera la

paix profonde, la paix différente, Ta paix Seigneur ! ( Dom Helder Camara ).

 

            Serons-nous les maillons solides d’une histoire qui fera souche dans celle de nos enfants et petits-enfants ? Nous t’en prions Seigneur !

le Mot du Père Curé

Octobre est le dixième mois de l’année et le sixième mois à compter 31 jours. Il est le deuxième mois de l’automne météorologique. Son nom est issu du latin october, de octo : huit, car il était le huitième mois de l’ancien calendrier romain. Les nuits seront de plus en plus précoces : les jours diminuent d’une heure quarante-sept minutes dans le mois. Aussi, dans les pays d’Europe qui appliquent l’heure d’été, le dernier dimanche d’octobre est celui du passage à l’heure d’hiver, c’est-à-dire le retour à l’heure normale du fuseau horaire. C’est le mois des vendanges tardives, de la récolte des pommes à cidre et des glands.

Le mois d’octobre est dédié aux Anges gardiens (que nous fêtons le 2 octobre) et à Notre-Dame du Rosaire, suite à la publication par le pape Léon XIII, de sa Lettre encyclique sur la dévotion du Saint-Rosaire (1.IX.1883). Le Pape y demande « Qu’à partir du premier jour du mois d’octobre jusqu’au second jour du mois de novembre suivant, dans toutes les paroisses et dans toutes les chapelles dédiées à la Sainte Vierge, on récite cinq dizaines du Rosaire, en y ajoutant les Litanies Laurétanes ». Le Saint-Père explique : « La formule du Saint-Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est comme entrelacée par la prière de la Salutation angélique, et par une oraison jaculatoire à Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Rares sont les saints qui n’aient été de fervents prédicateurs du Rosaire. Le Saint Padre Pio, qui avait toujours le chapelet à la main, s’était promis de ne pas réciter moins de 5 rosaires en entier par jour ! C’était sa façon habituelle de converser avec la Vierge Marie. Il disait : « Je voudrais avoir une voix assez forte pour inviter les pécheurs du monde entier à aimer la Sainte Vierge ». Suivons donc l’exemple de nos frères aînés les saints, et égrainons avec ferveur le chapelet en méditant les mystères de la vie de notre Seigneur.

Rentrée du catéchisme

La rentrée du catéchisme samedi 15 à 9h30 comporte :
– L’inscription des enfants
– Un premier contact des enfants entre eux, ainsi qu’avec les catéchistes et les moines et moniales

Parents et enfants sont donc attendus samedi matin à Saint Joseph de Mont-Rouge.

« Écoutez-moi tous et comprenez bien » ( Mc 7, 21 ).

Quelle rentrée ! Les directives du Seigneur ont le mérite ( comme toujours…)    d’être claires ! L’écoute, dans la Parole de Dieu, est essentielle, nous le savons ; mais,           pour   autant, est-ce que nous L’entendons de manière à La comprendre ?

                    Comme les écoliers qui vont ouvrir leurs cahiers tout neufs, nous voilà devant    la page blanche de nos bonnes intentions, à mettre en place pour un rentrée et une année fructueuses !Comme les années précédentes !! 

                    « Accueillir dans la douceur la Parole semée…Mettez la Parole en pratique, ne     vous contentez pas de L’écouter » ( Jc 1, 17-18 ). St Jacques nous invite, non        seulement à L’entendre avec douceur mais à passer aux actes.

                    Cette Parole de Dieu, à la source de l’amour, de la compassion, de la charité, ne peut être  une Parole morte. C’est à travers tous les gestes, intentions, prières          que     nous poserons, là où nous assumons nos responsabilités, nos engagements, que la Parole prendra vie. En suivant Jésus dans les Evangiles, nous ne  pouvons pas nous         égarer, mais apprendre à écouter, voir, agir, servir.

                    Nous découvrons ce qui fait la différence entre un devoir à accomplir             ( comme le ferait un écolier attentif à rendre une copie correcte…) et ce qu’attend de   nous   le Seigneur.

                    «  Quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il        me manque l’amour, je ne suis rien »( 1 Co ,13-2 ).

                    «  A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez      les uns pour les autres » ( Jn13, 35 ). L’amour, le maître-mot, celui qui doit remplir la          page blanche de nos agendas, donner de la saveur aux jours de cette rentrée, combler       

          de joie ceux que nous rencontrons, témoigner de l’infinie tendresse de notre Dieu.

 

          Voilà la différence !

Bonne rentrée à tous !