Un commentaire

  1. BLANC suzanne dit

    Bonjour,
    je me permets de vous transmettre cette information qui peut intéresser de nombreux paroissiens.
    Je vous remercie par avance de la communication que vous pourrez faire.
    Cordiales salutations.
    Suzanne BLANC
    vice présidente Association Histoire Information

    L’Association Régionale Histoire Information a le plaisir de vous inviter
    à la causerie-conférence d’Olivier FORICHON

    Auditorium du musée Henri-Prades, site archéologique Lattara

    de Montpellier-agglomération, Lattes, samedi 4 juin 2016 à 15h.

    Redécouvrir Nicolas Greschny, peintre iconiste russe du Midi

    De la Libération à sa mort en 1985, à l’âge de 73 ans, Nicolas Greschny a peint une centaine d’œuvres monumentales dans 26 églises à travers toute la France et principalement dans notre «grande région réunifiée». Dans l’Hérault, il a décoré les églises de Saint-Drézéry, Cazedarnes, Pailhès, Corneillan… On estime qu’il a peint une surface de fresques supérieure à 10 000 m² dans la tradition russe et byzantine, qu’il est surprenant de découvrir – avec ravissement- dans la région.

    La jeunesse de l’artiste, né en 1912 en Estonie dans une famille de Russes vieux-catholiques, peintres icônistes depuis le XIVe siècle, fuyant les bolchéviques, puis le nazisme, sera celle d’un «réfugié sans papier» à travers l’Europe avant de pouvoir se cacher dans le sud de la France en 1940 puis durant toute la guerre dans divers séminaires ou monastères entre Toulouse et la Lozère. En peignant partout où il passe, laissant ici ou là des petites icônes échangées pour survivre.

    A la Libération, il décroche ses premiers gros chantiers. Il repeint des chœurs d’églises en style néo-byzantin avec une belle frénésie à travers tout le Midi. Ce polyglotte (russe, allemand, estonien, français…), qui vivait en sandales et en short été comme hiver, maîtrisait également la langue d’Oc. Dans les années 1970, les réformes conciliaires de Vatican II tarissent le carnet de commandes du peintre qui commençait alors à être connu. A sa mort en avril 1985, Nicolas Greschny laisse l’œuvre immense, puissante et riche d’un authentique artiste mystique.

    Entrée libre

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