Le mot du Père Curé

Père Joseph-Marie

[row topSpace= »0″ bottomSpace= »0″]

[span3]

[/span3]
[span3][/span3]
[span3][/span3]
[span3][/span3]
[/row]

Chers amis,

Dans son Message pour le carême 2015, le pape François dénonce une véritable « mondialisation de l’indifférence », que le Saint Père considère comme « un des défis les plus urgents » qui s’impose à nous : « L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. »

Le Pape nous propose « trois pistes à méditer » durant ce temps de grâce :

1- « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1Co 12, 26).

Mais pour pouvoir servir nos frères avec la compassion du Christ, il faut d’abord consentir à nous laisser servir par Jésus, en écoutant sa Parole et en l’accueillant dans ses sacrements.

2- « Où est ton frère ? » (Gn 4, 9).

Le Pape nous invite à traduire l’enseignement de l’Église dans la vie concrète de nos communautés, en prenant soin des membres les plus faibles, les plus petits. Pour ce faire, il faut commencer par nous unir à l’Église du ciel dans la prière ; et fort du secours de nos grands frères les Saints, nous pourrons franchir le seuil de nos indifférences pour aller vers les pauvres et ceux qui sont loin. C’est ainsi que nos paroisses et nos communautés deviendront « des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ».

3- « Tenez ferme » (Jc 5, 8).

« Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance ? » demande le Saint Père, qui propose trois réponses :

3.1- Prier dans la communion de l’Église terrestre et céleste.

3.2- Aider par des gestes concrets de charité, montrant ainsi notre intérêt pour les autres.

3.3- Nous laisser toucher par la souffrance de nos frères qui nous rappelle la fragilité de notre propre vie.

« Pour dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême : « Rends notre cœur semblable au tien » (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence. »

Que ce cheminement vers Pâque soit pour chacun personnellement et pour toute notre communauté paroissiale, un vrai temps de conversion au Christ et à nos frères.