Le mot du Père Curé

Père Joseph-Marie

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Chers amis,

La liturgie de l’Avent nous invite à entrer dans l’attente joyeuse du Messie, afin de saisir pleinement la signification du mystère de Noël, c’est-à-dire de la venue de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. Il ne s’agit pas de seulement commémorer l’événement historique qui, il y a deux mille ans, s’est produit dans un petit bourg de Judée. Les trois premiers dimanches de l’Avent nous le rappellent : toute notre vie devrait être un « avent », une attente vigilante de la venue définitive du Christ qui « viendra juger les vivants et les morts ». C’est pourquoi l’Avent nous est offert comme un temps d’entraînement intense, durant lequel nous apprenons, à la lumière de la Parole, à orienter toute notre vie vers Celui qui est déjà venu, qui viendra et qui vient sans cesse.


Il ne s’agit pas seulement de nous soucier du salut de notre âme, mais aussi de celui de nos proches, parmi lesquels hélas beaucoup marchent dans la nuit de l’incroyance, de l’indifférence, voire du péché. C’est pourquoi nous aurons à cœur d’élargir notre prière en prenant part à la neuvaine (neuf mois de prière) pour la France. Tout au long de ce temps-fort liturgique, l’Église nous propose trois « guides » qui nous indiquent les attitudes à adopter pour aller à la rencontre de l’Hôte divin de l’humanité.
Par ordre d’entrée en scène : d’abord Isaïe, le prophète de la consolation et de l’espérance. Il proclame un véritable « Évangile » (Bonne Nouvelle) pour le peuple d’Israël esclave à Babylone, et il invite à rester vigilants dans la prière, afin de reconnaître les « signes » de la venue du Messie. Ensuite Jean le Baptiste le précurseur, qui prêche « un baptême de conversion pour le pardon des péchés » (Mc 1, 4) – condition sine qua none pour reconnaître le Christ désormais présent dans le monde. Et enfin Marie qui, en la neuvaine préparatoire à Noël, nous conduira vers Bethléem. La Vierge Immaculée est la Femme du « oui » qui, à la différence d’Ève, adhère sans réserve au projet de Dieu. Puisse-t-elle nous guider vers le Seigneur qui vient, en restant « vigilants dans la prière et remplis d’allégresse ».
À toutes et à tous : bonne préparation aux fêtes de Noël qui approchent !
« S’il ne naît pas dans notre cœur, c’est en vain qu’est venu le Seigneur » (Silésius)