Auteur : Père Joseph-Marie

Le Mot du Père Curé

Avec le mois de septembre, nous entrons dans l’automne. C’est le mois de la cueillette des fruits, des vendanges, des champignons et de l’ouverture de la chasse. C’est aussi en septembre que les oiseaux migrateurs s’envolent vers des climats plus doux pour y passer l’hiver. Dans les pays occidentaux, où le temps de vacances coïncide avec la période d’été, septembre est le mois de la reprise du travail, pour les petits comme pour les grands. Ceci vaut même pour les retraités engagés dans leur communauté paroissiale ! Aussi convient-il en début d’année, de prendre quelques résolutions qui réchauffent notre ardeur à suivre le Christ : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre » (Jn 5,17) ; par conséquent : nous aussi nous sommes invités à nous mettre à l’œuvre avec un élan renouvelé ! C’est d’autant plus important que nos communautés vieillissent et que le renouvellement se fait attendre. Il faut dès lors nous serrer les coudes et nous épauler dans les tâches indispensables pour la vie de nos communautés. Que chacun regarde donc où il pourrait donner un coup de main à la hauteur de ses possibilités. Je signale que nos sacristines se trouvent régulièrement en difficulté non seulement pour la préparation des messes, obsèques, mariages, baptêmes, mais aussi pour l’entretien de l’église. Il serait sage de constituer des équipes dans lesquelles chacun intervient selon ses possibilités et ses disponibilités. Je suggère donc que tous ceux d’entre nous qui assurent un ministère, cherchent autour d’eux, et sollicitent des personnes susceptibles de les aider. Ce qui suppose bien sûr que ceux qui sont en charge d’un ministère depuis des années, acceptent de passer progressivement la main ! Comme le dit Saint Paul : « Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité » (2 Co 8,13), c’est-à-dire de partage équitable des tâches à accomplir, ou encore : de solidarité et de charité concrètes.

Ce qui est vrai pour les multiples tâches matérielles, vaut aussi pour notre vie de prière communautaire. La pénurie des prêtres, le vieillissement et la santé parfois déficiente de ceux qui sont en ministère, n’augurent pas d’une recrudescence du nombre des célébrations dominicales. Plutôt que de murmurer, accueillons avec bienveillance cette situation, et organisons-nous pour pouvoir rejoindre l’assemblée dominicale là où elle est célébrée : c’est une nouvelle occasion de solidarité et d’attention les uns aux autres, qui fera grandir notre communion fraternelle.

Que le Seigneur nous ouvre le chemin, et que la Vierge Marie nous aide à « garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4,3).

Bonne rentrée à tous ! 🙂

Entrent dans la Vie (Août)

Saint Joseph, patron de la bonne mort, nous te confions nos défunts.

Marie, Notre Dame de compassion et de consolation, nous te confions leurs familles. 

  • Je 09 : Obsèques de Mr James LE QUAY à Magalas 11h00
  • Je 09 : Obsèques de Mr Georges VIDAL à Autignac 09h30
  • Je 09 : Obsèques de Mr Emile PIERRET à St Geniès 09h00
  • Me 08 : Obsèques de Mme Claire GALZY à Autignac 16h00
  • Lu 06 : Obsèques de Mme Anaïs DEJEAN à Murviel 15h00
  • Je 02 : Obsèques de Mme Denise HUND à Lignan 16h30

Le Mot du Père Curé

Le mois d’août, huitième mois du calendrier, compte 31 jours. Le mot août (ou aout) est un hommage au premier empereur romain Augustus. Auparavant, le mois d’août était appelé sextilis, le sixième mois de l’année dans l’ancien calendrier romain qui était composé de 10 mois seulement.

Outre les deux solennités majeures de l’été : la Transfiguration (06) et l’Assomption de la Vierge Marie (15), ce mois est particulièrement riche en fêtes de saints ; pour ne citer que les plus connus : Alphonse de Ligori (01), Julien Aymard (02), Jean-Marie Vianney (04), Dominique (08), Laurent (10), Claire (11), Jean Eudes (19), Bernard (20), Rose de Lima (23), Barthélémy (24), Louis (25), Monique (27), Augustin (28), Sabine (29), Fiacre (30). Tous les dimanches nous proclamons que nous croyons en « la communion des saints », mais ne les oublions-nous pas au quotidien ? Je suis frappé de constater que parmi les jeunes couples qui participent à la préparation au baptême de leur enfant, rares sont ceux qui ont entendu parler des saints les plus populaires de France : Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Bernadette, le Saint curé d’Ars ; même François d’Assise est sorti de la mémoire du plus grand nombre ! Si les parents choisissent des prénoms aussi fantaisistes pour leur enfant, n’est-ce pas parce qu’ils ont perdu l’habitude de le confier à un « saint Patron » qui deviendrait pour lui un ami, un protecteur, un modèle ?

Par le baptême nous sommes devenus « membres de la famille de Dieu » (Ep 2,19), qui comprend l’Eglise militante (le peuple de Dieu en marche sur cette terre, qui mène « le beau combat de la foi » – 1 Tim 6,12), l’Eglise souffrante (les âmes qui traversent l’ultime purification – « Purgatoire ») et l’Eglise triomphante (les élus qui nous précèdent auprès de Dieu). Le canon des quatre prières eucharistiques fait allusion à ces trois ordres : nous prions pour l’Eglise pèlerine et ses pasteurs, nous invoquons l’aide des saints, et nous intercédons pour les âmes des défunts. A chaque Eucharistie, c’est le Corps total du Christ qui est rassemblé pour rendre grâce et célébrer les louanges de notre Dieu : Père, Fils et Esprit Saint.

En ce mois où nous fêtons solennellement l’Assomption de la première des sanctifiées, ravivons notre dévotion pour tous ces frères et sœurs qui nous précèdent auprès de Dieu et qui ne demandent qu’à nous aider durant notre pèlerinage terrestre, afin de les rejoindre sans tarder au jour de notre naissance à la vraie vie.

Notre OUI pour la VIE +

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Il y a trois ans lors de la préparation au Baptême de notre fille cadette et plus particulièrement lors de la messe durant laquelle elle a reçu le sacrement, nos cœurs se sont tournés vers Dieu. Vous vous demanderez sans doute pourquoi nous avons fait baptiser nos deux enfants si nous n’avions pas de le cœur tourné vers Dieu… nous avions fait ce choix par tradition, pour leur transmettre des valeurs qui nous semblaient belles…

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Entrent dans la Vie (juillet)

Saint Joseph, patron de la bonne mort, nous te confions nos défunts.

  • Ve 20 : Obsèques de Mr Lucien LAURENT à Corneilhan 16h00
  • Me 18 : Obsèques de Mme Gisèle BUSCAIL à Puimisson 09h00
  • Ve 13 : Obsèques de Mme Yvette GRANIER à St Geniès 11h00
  • Ve 13 : Obsèques de Mr Robert PENNA à Autignac 09h30
  • Je 12 : Obsèques de Mr Abel ARNAL à Autignac 10h00
  • Me 11 : Obsèques de Mme Olga-Marie Madeleine DEVIC à Magalas 15h30
  • Ve 06 : Obsèques de Mr François DOMINGUEZ à Murviel 15h00
  • Me 04 : Obsèques de Mme Josette TAILLADE à Corneilhan 15h00

 

Le Mot du Père Curé

Donner du sens au temps estival

Nous n’avons pas tous le loisir de partir en vacances, mais les mois d’été sont en général l’occasion de changer de rythme. Sauf pour les viticulteurs, les « vacances » – comme le nom l’indique – sont un temps durant lequel on arrête les activités professionnelles, pour un « farniente » qui contraste avec la pression habituelle. Le danger à éviter est d’appliquer également cette attitude à la vie intérieure, et d’instaurer des vacances « sans prière », « sans messe » et finalement « sans Dieu ». Il n’est dès lors pas superflu de vérifier rapidement les ingrédients de ce temps particulier, pour qu’il soit un vrai temps de reconstruction intérieure.

Pour commencer, ne nous soucions pas trop de la météo : le soleil qui doit nous accompagner toujours et partout, est celui de la charité. Les vacances nous sont avant tout offertes pour passer du faire (rapport à la matière), prédominant durant l’année, à l’agir (relations humaines), trop souvent bâclé. C’est le temps par excellence pour nous rendre attentifs et disponibles à tous ceux que nous côtoyons journellement, mais sans vraiment les rencontrer – à commencer par nos proches : notre conjoint, nos enfants. Les écouter, passer du temps gratuitement avec eux, jouer ensemble, être là simplement pour eux : voilà qui peut réparer le tissu familial, que le quotidien surinvesti distend (voire déchire) si facilement. Sans oublier la prière familiale, qui passe si souvent à la trappe pendant les périodes hyperactives. Avons-nous songé à emporter une Bible, un chapelet, un livret liturgique, une vie de Saint, pour approfondir notre foi et nourrir notre relation à Dieu ? Pas besoin de crème protectrice pour s’exposer au soleil de son Amour : il réchauffe le cœur, mais rafraichit l’âme et revitalise le corps !

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