Auteur : Michelle Camus

«  J’ai descendu dans mon jardin… »

Comptine qui rapellera, sans doute, à beaucoup, leurs très jeunes années

et ces jours-ci, les travaux de jardinage avec le retour du printemps.

Après l’aridité du désert de notre Carême qui nous a confrontés à nos questionnements, nos faim et nos soif spirituelles, sans oublier nos « sécheresses » de cœur, une conversion utile devrait nous pousser à transformer nos friches en jardin d’abondance et de beauté.

Pourquoi ne pas s’arrêter :

      • Au jardin du 3è jour de la Création ? La Parole du Père se déploie dans la luxuriance et les merveilles d’une nature confiée aux hommes « Dieu vit que cela était bon » : le Paradis !

      • Au jardin planté d’oliviers – arbres de la paix ? Que Jésus connaissait bien mais qui deviendra le jardin de la trahison, de l’abandon, de l’angoisse et de la frayeur :

        « La coupe que le Père m’a donnée

        ne la boirai-pas ? » ( Jn 18,11 )

      • Au jardin de la Résurrection ?

        « On a enlevé mon Seigneur et je ne sais où on l’a mis » (Jn 20,13 ). Celui que Marie de Magdala prenait pour le jardinier lui dit :

        «  Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu » ( Jn 20,17 ).

Au petit matin de Pâques, la Grande nouvelle éclate :

« Christ est réssuscité ! ».

Notre jardin est-il cet espace où il fait bon se retirer, se reposer,prier ?

Cet espace où on peut retrouver les couleurs et les odeurs de la vie ?

Osons plus… et si notre cœur était ce jardin, où Dieu pourrait nous trouver , nous parler, y rencontrer nos frères, surtout les plus fragiles ?

Si ensemble nous devenions les jardiniers du Père, cultivant l’amour et le partage, la solidarité et la justice, faisant jaillir la joie et l’espérance ? Alors tous les jardins de nos cœurs feraient la joie de notre Créateur qui pourrait dire :

« Cela est très bon ! »

« Il est comme l’arbre planté

près du ruisseau

qui donne du fruit en son temps

et jamais son feuillage ne meurt » ( Ps1 ).

Alors, ensemble descendons au jardin pour nous désaltérer à La Source Immortelle et y ramasser les fruits que nos talents et conversions auront fait germer dans le terreau de nos vies.

M.Camus ( 04/2019 )

Prendre la bonne mesure…

Prendre la bonne mesure…

De quoi parlons-nous? de discipline, de politique, de règles de vie ? Parlons-nous de temps, de distance, de poids ?

– de temps ?… en rapport avec l’urgence ou, au contraire, avec la nécessité de ralentir, de discerner, de prendre le pouls d’une situation et de décider les mesures adéquates ?

– de distance ?... avec ceux qui sont loin ou proches, géographiquement ou pas, nous touchant parce qu’ils font partie de notre vie ; mais aussi, ceux qui sont aux antipodes de nos préoccupations parce que se sont installées incompréhension, ignorance, indifférence ?

– de poids ?… qu’est-ce qui a du poids dans notre vie ? que pèsent pour nous certaines valeurs qui en font le prix, l’intérêt, la saveur ?

Au moment d’aller au désert pour être au plus près de notre Dieu, ne serait-il pas judicieux d’emporter dans nos bagages toutes ces interrogations ( non exhaustives), y réfléchir, y trouver des chemins de conversion, afin d’être « en mesure » avec nos frères, dans le tempo de Dieu, et ce…sans mesure ?

 » Savoir garder la mesure est tout un art. Connaître et accepter ses possibilités et ses limites, ses forces et ses faiblesses, de telle sorte qu’elles nous gardent vivants et fassent de nous une bénédiction pour les autres » ( Anselm Grün ).

Que notre temps au désert soit fructueux, qu’il nous rapproche au plus près de la Source qui nous abreuve, fortifie notre foi et notre charité.

« La mesure d’aimer, c’est d’aimer sans mesure » ( Bernard de Clairvaux )

M.Camus ( 03/2019 )

Un Enfant nous est né

Un Enfant nous est né..

Et le monde en fut changé!

 

              Toute naissance est un tel événement qu’elle bouleverse la vie, transforme     le coeur, le regard tant sur le présent que sur l’avenir. Rien ne peut être comme avant… Tous parents ressentent ce moment exceptionnel qui s’imprime à jamais          dans leur vie.

          Dieu, lui-même, a tellement aimé le monde qu’Il est venu dans la fragilité d’un        Enfant, pour que le monde suspende sa course, prenne le temps de         l’émerveillement, trouve la place à faire à la joie,  la douceur, la paix; la paix    dans le monde pour laquelle nous prierons le 1er janvier avec Marie, Mère de       Dieu.

                    Ainsi, sommes-nous invités à commencer la nouvelle année sur des     sentiers balisés par l’Evangile, source d’amour, de justice, d’unité. Notre cadeau     de naissance à Dieu ne serait-ce pas d’allumer des étoiles d’amour dans nos yeux           pour lui rendre grâce, regarder  » à sa manière  » tous ceux qui nous entourent           ou que nous rencontrons ? Ne serait-ce pas  d’être des enfants de lumière qui illumineront  chaque jour cette nouvelle année et témoigneront de la joie d’être        les enfants d’un même Père ?

  » Dieu s’est fait petit

    pour que l’homme devienne grand »

     Tertullien ( 160-220 ).

 

          Bonne et Sainte Année !

Quelle authenticité ?

Etre authentique, n’est-ce pas là un qualificatif délicat à revêtir ?…en toute bonne foi !

                    Comme un faux dans une oeuvre d’art, qui se pare de tous les attraits de       l’authenticité, ne sommes-nous pas à la merci du piège qui, sous certaines        apparences, nous  détourne du vrai ? et tous nos comportements, attitudes,           peuvent s’en trouver altérés, bousculés, remis en cause : cela va du simple   bonjour échangé, de la compassion éprouvée dans nos rencontres, jusqu’au   coeur de notre vie personnelle.

           » L’authenticité, cela ne se décrète pas, il faut la rechercher et accepter pour cela          de se laisser conduire par l’Esprit »( Dominique Pierre, les cahiers Prions en Eglise ).

            Avec l’Esprit c’est là que nous pouvons être surpris, car c’est là où on ne     L’attend pas toujours, nous menant à autre chose que notre propre volonté !

                     » Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » dit Jésus à son       Père ( Mt 26, 39 ) pour être totalement authentique.

          Quelles répercussions dans notre perception du vrai …dans nos relations tant     avec Dieu qu’avec nos frères !

           » Aux hommes c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible » ( Mt 19,26 ).

          C’est ainsi que Dieu nous tend la main pour nous accompagner dans le Temps de l’Avent sur les traces de Jean-Baptiste qui, dépouillé de tout artifice, ouvre le       chemin du Seigneur. C’est aussi, à l’exemple de Marie et Joseph, savoir           renoncer à des projets pour faire la volonté de Dieu.

          C’est encore et encore s’étonner de l’humilité infinie de Dieu qui s’annonce          dans  » un simple rameau sortant de la souche de Jessé, un rejeton jaillissant de        ses racines » (Is 11,1 ), et qui  nait dans le dénuement le plus total.

          L’authenticité de notre Dieu réside dans sa proximité avec les plus petits, les   pauvres, les coeurs purs. Il n’a que faire de la puissance, du pouvoir, de la       richesse :

                    – Sa richesse ?  c’est nous !

                    – Sa puissance ? c’est Son amour !

                    – Son ambition ? venir faire Sa demeure chez nous !

          Au moment de célébrer la Nativité, serons-nous prêts à être les hôtes tant désirés           de Dieu ? à être les témoins authentiques de Son message d’amour ?

 » Venez aimer un Dieu

fait enfant, devenu pauvre pour vous,

descendu du ciel

pour se donner tout à nous »

( St Alphonse-Marie de Liguori ).

          Viens, Seigneur Jésus !

Joyeux Noël !

Re-commence !

Ce mois de novembre nous emmène à la Fête du Christ-Roi et à la fin de l’année liturgique. Quel clin d’oeil ! Si près de la rentrée paroissiale et, à n’en pas douter, des bonnes résolutions que nous avons prises ! Quelle que soit notre bonne volonté, il est utile que le déroulement de l’année liturgique soit un support dans notre cheminement et qu’à travers les étapes qui la jalonnent, nous soyons imprégnés par les moments forts qui nous mènent au Christ et à Dieu, notre Père. Il n’est pas non plus banal de souligner que c’est avec tous les Saints fêtés le 1er du mois que nous clôturons l’année ; Noublions pas nos bagages !

Alors,  » Re-commence  » nous interpelle; est-ce « re-faire », sans changer d’un iota         nos      habitudes ? Suivre, bon an mal an, les chemins de la facilité, loin de nos bonnes        résolutions encore toutes fraîches ?

 » Re-commence, » même si cela nous coûte, même si l’appréhension nous paralyse.

 » Re-commence, » même si une illusion s’éteint, même si les engagements sont     difficiles à tenir, même si on ignore tes efforts ou ta lassitude;

           « Re-commence, » pour donner le meilleur de toi-même, avec enthousiasme et        confiance ;

             » Re-commence, » pour rire et offrir du soleil par tous les temps, avec joie et amour ;

             » Re-commence, » pour transformer l’existence en un dialogue, jeter des ponts au-           dessus des incompréhensions, des malentendus, des séparations ;

             » Re-commence, » à vivre dans l’espérance, pour Dieu, avec Dieu, comme Dieu, les          paroles semées tout au long de Son Evangile ;

             » Re-commence »et si tu t’essouffles, va à l’écart, dans le silence, pour prier Ton Père,           là, dans le secret, et qui t’écoute…;

Et maintenant, ???

 

 » Fais de moi ce que TU veux !

Je ne marchande pas. Je ne

cherche pas à savoir à l’avance

quels sont tes chemins sur

moi. Je veux être ce que

Tu veux que je sois »

( Cardinal John Heury Newman )

Notre histoire ?

Septembre s’en est allé, emportant avec lui la fin de l’été, sonnant la rentrée et la reprise des activités.

Pour nous permettre d’égréner d’un cœur léger les jours d’octobre, le Poverello d’Assise nous accompagne (fêté le 4 octobre ) et nous chantons avec lui les merveilles de la Création.

« Loué sois-tu Seigneur !»

          C’est en habillant notre cœur de la simplicité des fleurs des champs,en éliminant les 3 virus  « » de notre quotidien : encombrement, énervement, éparpillement ( homélie du Père Pillot ), que nous laisserons la place qui lui revient à l’Esprit et aux dons qu’Il nous prodigue avec largesse. Notre vie s’en trouvera, malgré les épreuves, auréolée d’une clarté nouvelle, donnant la priorité à l’essentiel :

 « annoncer la Bonne Nouvelle »

          Jésus est entré dans notre histoire à cette fin, pour révéler le message de son Père qui est amour et miséricorde, désirant plus que tout le bonheur de ses enfants.

          Aujourd’hui, c’est à nous de transmettre cette Bonne Nouvelle qui nous fait vivre et qui est destinée à tous. Ainsi, nous participerons, selon nos talents, à l’histoire du Peuple de Dieu, l’Eglise.

          Le Pape ne manquera pas, sans doute, de rappeler son appel en Argentine :

« Renouvelons l’histoire », au Synode pour les jeunes qui va se tenir à Rome, le

21 octobre. La richesse de l’Evangile permet de faire toujours du nouveau.

« Ne parle du Christ qu’à ceux qui t’interrogent. Mais vis de telle façon que l’on t’interroge » ( St François de Sales ). N’est-ce pas là une piste à emprunter, une invitation à conformer notre attitude à la foi que nous professons et qui interrogeront les chercheurs de Dieu que nous croiserons ?

« Convertis-nous

Ebranle-nous

                    Que Ton message devienne

          chair de notre chair

         Sang de notre sang

                     Raison d’être de notre vie…

            Qui nous apportera la

paix profonde, la paix différente, Ta paix Seigneur ! ( Dom Helder Camara ).

 

            Serons-nous les maillons solides d’une histoire qui fera souche dans celle de nos enfants et petits-enfants ? Nous t’en prions Seigneur !

« Écoutez-moi tous et comprenez bien » ( Mc 7, 21 ).

Quelle rentrée ! Les directives du Seigneur ont le mérite ( comme toujours…)    d’être claires ! L’écoute, dans la Parole de Dieu, est essentielle, nous le savons ; mais,           pour   autant, est-ce que nous L’entendons de manière à La comprendre ?

                    Comme les écoliers qui vont ouvrir leurs cahiers tout neufs, nous voilà devant    la page blanche de nos bonnes intentions, à mettre en place pour un rentrée et une année fructueuses !Comme les années précédentes !! 

                    « Accueillir dans la douceur la Parole semée…Mettez la Parole en pratique, ne     vous contentez pas de L’écouter » ( Jc 1, 17-18 ). St Jacques nous invite, non        seulement à L’entendre avec douceur mais à passer aux actes.

                    Cette Parole de Dieu, à la source de l’amour, de la compassion, de la charité, ne peut être  une Parole morte. C’est à travers tous les gestes, intentions, prières          que     nous poserons, là où nous assumons nos responsabilités, nos engagements, que la Parole prendra vie. En suivant Jésus dans les Evangiles, nous ne  pouvons pas nous         égarer, mais apprendre à écouter, voir, agir, servir.

                    Nous découvrons ce qui fait la différence entre un devoir à accomplir             ( comme le ferait un écolier attentif à rendre une copie correcte…) et ce qu’attend de   nous   le Seigneur.

                    «  Quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il        me manque l’amour, je ne suis rien »( 1 Co ,13-2 ).

                    «  A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez      les uns pour les autres » ( Jn13, 35 ). L’amour, le maître-mot, celui qui doit remplir la          page blanche de nos agendas, donner de la saveur aux jours de cette rentrée, combler       

          de joie ceux que nous rencontrons, témoigner de l’infinie tendresse de notre Dieu.

 

          Voilà la différence !

Bonne rentrée à tous !

Dieu, source « du pointillisme »divin !

Dieu, artiste-peintre, pourquoi pas ? Reportons-nous au livre de la Genèse. Par touches successives, selon Sa Parole, Dieu fait naître le tableau de la Création, dans lequel Il place l’homme et la femme. L’ensemble est paradisiaque et Dieu dit, satisfait, « Cela est très    bon ». Le visible de la Création nous amène, par le fait que l’homme est créé à l’image de Dieu, à l’Invisible-Auteur dont on ne peut pas saisir l’image. Dieu ne peut se laisser enfermer dans une simple représentation puisqu’Il est tous les visages. Cette mosaïque humaine est bien le fruit du « pointillisme divin » ! Vue du ciel, elle dessine un immense visage, formé de milliards de points de toutes les couleurs, qui pourrait ressembler à celui de Dieu ! « Chacun est en soi un monde et le monde est l’ensemble de tous ces chacun » (Marion Muller-Colard, théologienne).

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Quelle vérité ?

Une série TV australienne récente, au titre révélateur « les 7 vérités », a été une source d’inspiration et d’une réflexion, vieille comme le monde : « qu’est-ce que la vérité ? »

Pas simple à trouver quand on vous présente 7 vérités, par le biais de 7 personnages qui vont révéler, à tour de rôle, leur vérité, très crédible, au fil de leur histoire, au détriment de celle des autres. C’est l’intérêt de l’énigme : Qui dit la vérité ?

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A table !

Qui n’a pas dans le creux de l’oreille cette invitation lancée (souvent !) par la Mère, signifiant que le repas est prêt et ne saurait attendre, sous peine de refroidissement et de perte de saveur ! Temps privilégié (- non seulement pour la dégustation -) du rassemblement familial, du partage, de l’échange… (portables éteints !), pause bénéfique dans une journée de travail.

Jésus, lui-même, a dû vivre les journées de son enfance et de sa jeunesse entre apprentissage, travail et repas pris en famille.

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