Auteur : Michelle Camus

Quelle authenticité ?

Etre authentique, n’est-ce pas là un qualificatif délicat à revêtir ?…en toute bonne foi !

                    Comme un faux dans une oeuvre d’art, qui se pare de tous les attraits de       l’authenticité, ne sommes-nous pas à la merci du piège qui, sous certaines        apparences, nous  détourne du vrai ? et tous nos comportements, attitudes,           peuvent s’en trouver altérés, bousculés, remis en cause : cela va du simple   bonjour échangé, de la compassion éprouvée dans nos rencontres, jusqu’au   coeur de notre vie personnelle.

           » L’authenticité, cela ne se décrète pas, il faut la rechercher et accepter pour cela          de se laisser conduire par l’Esprit »( Dominique Pierre, les cahiers Prions en Eglise ).

            Avec l’Esprit c’est là que nous pouvons être surpris, car c’est là où on ne     L’attend pas toujours, nous menant à autre chose que notre propre volonté !

                     » Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » dit Jésus à son       Père ( Mt 26, 39 ) pour être totalement authentique.

          Quelles répercussions dans notre perception du vrai …dans nos relations tant     avec Dieu qu’avec nos frères !

           » Aux hommes c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible » ( Mt 19,26 ).

          C’est ainsi que Dieu nous tend la main pour nous accompagner dans le Temps de l’Avent sur les traces de Jean-Baptiste qui, dépouillé de tout artifice, ouvre le       chemin du Seigneur. C’est aussi, à l’exemple de Marie et Joseph, savoir           renoncer à des projets pour faire la volonté de Dieu.

          C’est encore et encore s’étonner de l’humilité infinie de Dieu qui s’annonce          dans  » un simple rameau sortant de la souche de Jessé, un rejeton jaillissant de        ses racines » (Is 11,1 ), et qui  nait dans le dénuement le plus total.

          L’authenticité de notre Dieu réside dans sa proximité avec les plus petits, les   pauvres, les coeurs purs. Il n’a que faire de la puissance, du pouvoir, de la       richesse :

                    – Sa richesse ?  c’est nous !

                    – Sa puissance ? c’est Son amour !

                    – Son ambition ? venir faire Sa demeure chez nous !

          Au moment de célébrer la Nativité, serons-nous prêts à être les hôtes tant désirés           de Dieu ? à être les témoins authentiques de Son message d’amour ?

 » Venez aimer un Dieu

fait enfant, devenu pauvre pour vous,

descendu du ciel

pour se donner tout à nous »

( St Alphonse-Marie de Liguori ).

          Viens, Seigneur Jésus !

Joyeux Noël !

Re-commence !

Ce mois de novembre nous emmène à la Fête du Christ-Roi et à la fin de l’année liturgique. Quel clin d’oeil ! Si près de la rentrée paroissiale et, à n’en pas douter, des bonnes résolutions que nous avons prises ! Quelle que soit notre bonne volonté, il est utile que le déroulement de l’année liturgique soit un support dans notre cheminement et qu’à travers les étapes qui la jalonnent, nous soyons imprégnés par les moments forts qui nous mènent au Christ et à Dieu, notre Père. Il n’est pas non plus banal de souligner que c’est avec tous les Saints fêtés le 1er du mois que nous clôturons l’année ; Noublions pas nos bagages !

Alors,  » Re-commence  » nous interpelle; est-ce « re-faire », sans changer d’un iota         nos      habitudes ? Suivre, bon an mal an, les chemins de la facilité, loin de nos bonnes        résolutions encore toutes fraîches ?

 » Re-commence, » même si cela nous coûte, même si l’appréhension nous paralyse.

 » Re-commence, » même si une illusion s’éteint, même si les engagements sont     difficiles à tenir, même si on ignore tes efforts ou ta lassitude;

           « Re-commence, » pour donner le meilleur de toi-même, avec enthousiasme et        confiance ;

             » Re-commence, » pour rire et offrir du soleil par tous les temps, avec joie et amour ;

             » Re-commence, » pour transformer l’existence en un dialogue, jeter des ponts au-           dessus des incompréhensions, des malentendus, des séparations ;

             » Re-commence, » à vivre dans l’espérance, pour Dieu, avec Dieu, comme Dieu, les          paroles semées tout au long de Son Evangile ;

             » Re-commence »et si tu t’essouffles, va à l’écart, dans le silence, pour prier Ton Père,           là, dans le secret, et qui t’écoute…;

Et maintenant, ???

 

 » Fais de moi ce que TU veux !

Je ne marchande pas. Je ne

cherche pas à savoir à l’avance

quels sont tes chemins sur

moi. Je veux être ce que

Tu veux que je sois »

( Cardinal John Heury Newman )

Notre histoire ?

Septembre s’en est allé, emportant avec lui la fin de l’été, sonnant la rentrée et la reprise des activités.

Pour nous permettre d’égréner d’un cœur léger les jours d’octobre, le Poverello d’Assise nous accompagne (fêté le 4 octobre ) et nous chantons avec lui les merveilles de la Création.

« Loué sois-tu Seigneur !»

          C’est en habillant notre cœur de la simplicité des fleurs des champs,en éliminant les 3 virus  « » de notre quotidien : encombrement, énervement, éparpillement ( homélie du Père Pillot ), que nous laisserons la place qui lui revient à l’Esprit et aux dons qu’Il nous prodigue avec largesse. Notre vie s’en trouvera, malgré les épreuves, auréolée d’une clarté nouvelle, donnant la priorité à l’essentiel :

 « annoncer la Bonne Nouvelle »

          Jésus est entré dans notre histoire à cette fin, pour révéler le message de son Père qui est amour et miséricorde, désirant plus que tout le bonheur de ses enfants.

          Aujourd’hui, c’est à nous de transmettre cette Bonne Nouvelle qui nous fait vivre et qui est destinée à tous. Ainsi, nous participerons, selon nos talents, à l’histoire du Peuple de Dieu, l’Eglise.

          Le Pape ne manquera pas, sans doute, de rappeler son appel en Argentine :

« Renouvelons l’histoire », au Synode pour les jeunes qui va se tenir à Rome, le

21 octobre. La richesse de l’Evangile permet de faire toujours du nouveau.

« Ne parle du Christ qu’à ceux qui t’interrogent. Mais vis de telle façon que l’on t’interroge » ( St François de Sales ). N’est-ce pas là une piste à emprunter, une invitation à conformer notre attitude à la foi que nous professons et qui interrogeront les chercheurs de Dieu que nous croiserons ?

« Convertis-nous

Ebranle-nous

                    Que Ton message devienne

          chair de notre chair

         Sang de notre sang

                     Raison d’être de notre vie…

            Qui nous apportera la

paix profonde, la paix différente, Ta paix Seigneur ! ( Dom Helder Camara ).

 

            Serons-nous les maillons solides d’une histoire qui fera souche dans celle de nos enfants et petits-enfants ? Nous t’en prions Seigneur !

« Écoutez-moi tous et comprenez bien » ( Mc 7, 21 ).

Quelle rentrée ! Les directives du Seigneur ont le mérite ( comme toujours…)    d’être claires ! L’écoute, dans la Parole de Dieu, est essentielle, nous le savons ; mais,           pour   autant, est-ce que nous L’entendons de manière à La comprendre ?

                    Comme les écoliers qui vont ouvrir leurs cahiers tout neufs, nous voilà devant    la page blanche de nos bonnes intentions, à mettre en place pour un rentrée et une année fructueuses !Comme les années précédentes !! 

                    « Accueillir dans la douceur la Parole semée…Mettez la Parole en pratique, ne     vous contentez pas de L’écouter » ( Jc 1, 17-18 ). St Jacques nous invite, non        seulement à L’entendre avec douceur mais à passer aux actes.

                    Cette Parole de Dieu, à la source de l’amour, de la compassion, de la charité, ne peut être  une Parole morte. C’est à travers tous les gestes, intentions, prières          que     nous poserons, là où nous assumons nos responsabilités, nos engagements, que la Parole prendra vie. En suivant Jésus dans les Evangiles, nous ne  pouvons pas nous         égarer, mais apprendre à écouter, voir, agir, servir.

                    Nous découvrons ce qui fait la différence entre un devoir à accomplir             ( comme le ferait un écolier attentif à rendre une copie correcte…) et ce qu’attend de   nous   le Seigneur.

                    «  Quand j’aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il        me manque l’amour, je ne suis rien »( 1 Co ,13-2 ).

                    «  A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez      les uns pour les autres » ( Jn13, 35 ). L’amour, le maître-mot, celui qui doit remplir la          page blanche de nos agendas, donner de la saveur aux jours de cette rentrée, combler       

          de joie ceux que nous rencontrons, témoigner de l’infinie tendresse de notre Dieu.

 

          Voilà la différence !

Bonne rentrée à tous !

Dieu, source « du pointillisme »divin !

Dieu, artiste-peintre, pourquoi pas ? Reportons-nous au livre de la Genèse. Par touches successives, selon Sa Parole, Dieu fait naître le tableau de la Création, dans lequel Il place l’homme et la femme. L’ensemble est paradisiaque et Dieu dit, satisfait, « Cela est très    bon ». Le visible de la Création nous amène, par le fait que l’homme est créé à l’image de Dieu, à l’Invisible-Auteur dont on ne peut pas saisir l’image. Dieu ne peut se laisser enfermer dans une simple représentation puisqu’Il est tous les visages. Cette mosaïque humaine est bien le fruit du « pointillisme divin » ! Vue du ciel, elle dessine un immense visage, formé de milliards de points de toutes les couleurs, qui pourrait ressembler à celui de Dieu ! « Chacun est en soi un monde et le monde est l’ensemble de tous ces chacun » (Marion Muller-Colard, théologienne).

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Quelle vérité ?

Une série TV australienne récente, au titre révélateur « les 7 vérités », a été une source d’inspiration et d’une réflexion, vieille comme le monde : « qu’est-ce que la vérité ? »

Pas simple à trouver quand on vous présente 7 vérités, par le biais de 7 personnages qui vont révéler, à tour de rôle, leur vérité, très crédible, au fil de leur histoire, au détriment de celle des autres. C’est l’intérêt de l’énigme : Qui dit la vérité ?

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A table !

Qui n’a pas dans le creux de l’oreille cette invitation lancée (souvent !) par la Mère, signifiant que le repas est prêt et ne saurait attendre, sous peine de refroidissement et de perte de saveur ! Temps privilégié (- non seulement pour la dégustation -) du rassemblement familial, du partage, de l’échange… (portables éteints !), pause bénéfique dans une journée de travail.

Jésus, lui-même, a dû vivre les journées de son enfance et de sa jeunesse entre apprentissage, travail et repas pris en famille.

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« Je ne sais où on L’a mis » (Jn 20,13)

          

Où es-Tu ? Où Te chercher, Seigneur ? Quel désarroi, au petit matin de Pâques, pour Marie-Madeleine, sur le seuil du tombeau «  VIDE » ! On est loin d’un fait divers banal et, même à l’époque, la nouvelle s’est répandue « comme une traînée de poudre » … « Tu es le seul à séjourner à Jérusalem qui n’ait pas appris ce qui s’est passé ces jours-ci ! » ( Lc 24,18).

Marie-Madeleine, la fidèle qui a suivi Jésus jusqu’au pied de la Croix, après la surprise, le questionnement, les larmes, reconnaît, à l’appel de son nom, Celui qu’elle cherche. Éclatante nouvelle, onde de choc qui parcourt la terre et les siècles : Jésus est ressuscité, Jésus est le Fils du Très-Haut, Jésus est le Sauveur !… « Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu » (Jn 20,17), message que Jésus confie à celle qui est  « l’Apôtre des Apôtres » ( St Hippolyte ).

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Allumons le feu !

Quel feu ?, un feu de joie ?, un feu qui réchauffe ?, un feu intérieur qui éclaire nos obscurités ?, un feu qui embrase nos vies ?, son crépitement est-il perceptible au-delà de notre sphère intime ? Ses flammèches rejaillissent-elles sur nos proches, nos relations, ceux qui seraient réconfortés par leur douce chaleur ?

De quel bois alimentons-nous ce feu intérieur ? Ce feu qui réchauffe notre cœur engourdi, durant ces jours et ces nuits (froides !) au désert de notre Carême ? Voici venu le temps de la réflexion, de la prière, du réajustement à la volonté du Seigneur.

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«  L’Inconnaissable » ?

«  Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas » ( Jn 1,26 )

Il a grandi l’Enfant dont la naissance nous a émerveillés la nuit de Noël, suivie des jeunes années vécues dans la plus grande discrétion. Quelques décennies plus tard, la voix de Jean-Baptiste a été la caisse de résonance dans le désert, orientant, redressant, aplanissant les chemins tortueux pour mener à Celui plus grand que lui.

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