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Saint Martin de Tours, surnommé « le Miséricordieux », est né dans une province romaine de l’actuelle Hongrie, en 316 ou en 317. Sa vie nous est essentiellement connue par le récit que nous en donne un de ses disciples : Sulpice-Sévère (363-429).

Son père, d’origine italienne, était  un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée. Dès l’âge de 10 ans, l’enfant se convertit au christianisme ; mais son père l’oblige à entrer dans l’armée. Affecté en Gaule, c’est à Amiens, lors d’une ronde de nuit, qu’un soir d’hiver 338, il partage la peau de mouton qui constitue la doublure de son manteau, avec un malheureux transi de froid. La nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de sa pelisse.

Martin se fait finalement baptiser à Pâques de l’année 339, toujours en garnison à Amiens. En 356, ayant enfin pu quitter l’armée, il se rend à Poitiers auprès de l’Evêque (Saint) Hilaire. Martin s’installe dans un petit ermitage à 8 km de la ville, où il est rejoint par des disciples ; ensemble ils constituent la première communauté monastique de Gaule, et posent les fondations de la future abbaye de Ligugé.

Mais en 371, l’Evêque de Tours, meurt ; les habitants choisissent Martin pour lui succéder ; devant son refus, ils n’hésitent pas à l’enlever par ruse, et le proclament évêque le 4 juillet 371. Il ne modifie en rien sa manière de vivre, et crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est de la ville, qui deviendra l’abbaye de Marmoutier.

Escorté de quelques moines, Martin visite les villages de son diocèse (et loin au-delà) à pied, à dos d’âne ou par barque, sur la Loire. Partout il fait détruire temples et idoles et fait remplacer les sanctuaires païens par des églises et des ermitages. Il force le respect par l’exemple de sa vie austère et les miracles qu’il accomplit.

Au soir de sa vie, la présence du Saint Evêque est requise pour réconcilier des clercs à Candes-sur-Loire (à l’ouest de Tours) – une des paroisses qu’il avait fondées et qu’il aimait particulièrement ; il décide de s’y rendre malgré une santé défaillante. Il parvient à rétablir la paix, mais épuisé, il se rend compte que sa vie est à son terme. Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397.

Poitevins et Tourangeaux réclament le corps de leur Abbé et de leur Evêque. Tandis que les moines gardent la porte de la maison où elle repose, la précieuse dépouille mortelle est finalement subtilisée par les Tourangeaux qui la sortent par la fenêtre ; et c’est dans une barque glissant sur la Loire, qu’ils ramènent Saint Martin à Tours, où il est enterré le 11 novembre.

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